Prendre la « condition » du serviteur

Publié dans Paroissiales - 29 septembre 2017

Il nous arrive de rendre service. Nous sommes attentifs à l’apprendre aux enfants : à rendre service, à donner de soi-même gratuitement, « sans rien attendre en retour » – pour reprendre les mots de l’Evangile. L’hymne aux Philippiens (chapitre 2) nous suggère cependant un rapport plus fondamental au service : à le considérer, non pas comme un moment un peu exceptionnel de notre vie, mais comme le fond de notre vie.
« Le Christ n’a pas retenu jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur ». Pour le Christ, le service est sa condition, son identité. C’est ce que nous lisons dans ce texte dont la densité est indépassable au point que, à choisir parmi tous les textes du Nouveau Testament, nous devrions le connaître par cœur.
Marcher à la suite du Christ, c’est l’imiter dans cette identification au service, cet exercice du service, qui n’est donc plus seulement un moment mais notre nouveau rapport à ceux que nous rencontrons.
Cette identification est pour tous mais certains la manifestent comme un signe pour l’Eglise : ce sont les diacres. Six seront ordonnés le 8 octobre à 15h30 à la cathédrale, des pères de famille en l’occurrence. Ils recevront ce jour-là une mission de service. Certains chrétiens l’ayant appris ont dit : « Rendre service, je veux bien. Mais de là à m’y engager comme diacre, non. » Sans doute ne sommesnous tous pas appelés à être diacres ! Mais nous sommes tous appelés à faire du service notre « condition ».

Père Pierre Delort-Laval

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