Paradoxes

Publié dans Paroissiales - 30 juin 2017

L’évangile de ce jour nous invite à la radicalité de nos choix : il ne faut rien préférer à Dieu, y compris nos pères et mères. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas aimer son prochain, et en premier lieu ses parents, que l’on doit honorer.
Quiconque lit la Parole de Dieu selon le principe de base de l’exégèse canonique – ou même simplement spirituelle – qui met les textes en rapport les uns avec les autres, le sait bien et n’est nullement choqué de cette phrase. Seuls le sont ceux dont Origène et les Pères diraient qu’ils restent terrestres, qu’ils n’ont pas accès à la lecture spirituelle de l’Ecriture parce qu’ils n’ont pas l’Esprit du Christ. Mais cela signifie néanmoins qu’il faut parfois vivre de réelles séparations pour suivre le Christ.
En même temps, et peut-être même à cause de cette radicalité de l’Evangile qui est celle de l’amour et de la vérité de Dieu, l’évangile nous indique la voie d’une suprême bienveillance : celle où le moindre acte bon posé envers les disciples du Christ, les petits, comme donner un verre d’eau fraîche, même sans connaître explicitement le Christ, sera récompensé.
Au moment de partir vers d’autres responsabilités pour lesquelles je demande votre prière, c’est l’occasion pour moi de remercier chacun pour ce que j’ai reçu du témoignage de votre foi, pour ce que nous avons vécu ensemble, pour les signes d’amitiés, les gestes de reconnaissance et la grande générosité de ce qui a été donné pour mon cadeau de départ. Ce sera pour moi l’occasion d’acheter un bon appareil de photographie, et aussi de faire un don à une oeuvre, notamment aux chrétiens d’Orient.

Père Yannig de Parcevaux

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