« DIEU L’A RESSUSCITÉ »

Publié dans Paroissiales - 28 avril 2017

Nous passons souvent, sans le savoir, à côté du mystère de la Résurrection. A bien lire le passage des Actes des Apôtres ce dimanche, nous devrions nous en rendre compte.

Nous parlons de la Résurrection comme s’il s’agissait surtout de la conviction d’une sorte de prolongation de nous-mêmes, de notre vie, après la mort… Comme s’il s’agissait d’un moment supplémentaire sur un axe chronologique qui interviendrait ensuite aussi sûrement que notre naissance, notre maladie et notre mort. Dans cette perspective, nous oublions de regarder en face les questions multiples qui se posent : de quoi serait faite cette existence prolongée ? En quoi serait-elle désirable ? Quel serait son horizon ?

Pour le dire directement, l’aporie de cette conception-là de la Résurrection, c’est qu’elle est sans auteur. C’est juste un phénomène. Or, la Résurrection, ainsi que l’apôtre Pierre le proclame après la Pentecôte, c’est l’intervention de Dieu pour Jésus. « Celui que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité ». Dans la Résurrection, c’est Dieu qui intervient ; c’est lui qui se révèle : il justifie celui que les hommes ont condamné. Il répond à cette provocation qui s’exprime dans le Psaume 21 : « Qu’il le sauve puisqu’il est son ami ! ».

Cette intervention de Dieu est source de renouvellement de notre foi. En ressuscitant Jésus, Dieu est intervenu personnellement, intimement et c’est pour cela que notre foi est sous le signe de sa présence, définitivement. Nous n’avons pas assez de cinquante jours pour en prendre la mesure. C’est la source intarissable de notre foi et de notre joie.


Père Pierre Delort-Laval

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