CCFD – Collecte nationale 1-2 avril

Publié dans Paroissiales - 31 mars 2017

Depuis 55 ans, le CCFD-Terre Solidaire se mobilise, à la demande de la Conférence des Evêques de France, pour développer la solidarité avec nos frères des pays pauvres, pour lutter contre la faim dans le monde et oeuvrer au développement respectueux des droits de l’homme et de l’environnement. En ce temps de Carême, le CCFD nous invite à nous tenir à l’écoute des cris et des espoirs de ceux qui sont au loin, au Proche Orient, en Afrique, en Asie, en Syrie, en Irak, comme de ceux qui nous demandent protection ici, et à nous laisser toucher par « ces cris du monde », par « la clameur de la terre et la clameur des pauvres » selon les mots du Pape François (Encyclique « Laudato Si »). Par notre partage, nous pouvons leur exprimer notre solidarité, nous rendre proches de ceux que nous aidons et contribuer à « transformer la clameur du monde en espérance partagée », car nous avons conscience d’être d’une même humanité, d’habiter une même Terre et d’être engagés vers un même avenir.
Grace à vos dons, le CCFD-Terre solidaire finance 753 projets dans 63 pays : Ces projets, qui couvrent des domaines très différents (agriculture familiale, économie solidaire, éducation, actions pour la paix…), sont mis en oeuvre par des partenaires locaux qui refusent de subir et choisissent d’inventer des solutions pour maîtriser leur destin.
Comme chaque année, des enveloppes sont à votre disposition sur les présentoirs pour envoyer vos dons et répondre à la collecte nationale de ce week-end.

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Il me sauvera et me fera entrer dans Son Royaume Céleste

Publié dans Paroissiales - 21 octobre 2016

Ce dimanche, saint Paul fait comme un bilan de sa vie, en constatant que les grands combats sont derrière lui. Nous allons bientôt faire mémoire de ceux de nos familles qui sont morts, qui ont mené le combat de la vie et sont dorénavant auprès du Seigneur. Certains d’entre nous, l’âge avançant, voient aussi s’approcher le jour de la rencontre. Notre monde refuse de voir la mort en face et en fait un tabou. C’est pourtant notre lot à tous, et notre foi chrétienne nous permet d’affirmer avec force notre foi en la Résurrection. Voici une petite prière pour demander au Seigneur la paix dans les dernières années et pour que l’approche de la mort ne soit pas qu’une angoisse mais aussi l’attente de la Rencontre :

« Dieu notre Père, j’arrive au soir d’une vie qui m’a réservé bien des joies et dont je sais aujourd’hui que, malgré les déceptions et les épreuves, elle valait la peine d’être vécue. Reçois l’hommage de mon pèlerinage terrestre, avec mon émerveillement et ma reconnaissance.

Je viens te demander la grâce d’une vieillesse sereine et généreuse. Donne-moi de savoir goûter les beautés de la création. Préserve-moi de la nostalgie et des regrets. Apprends-moi à penser aux miens au lieu de les mobiliser à mon service.

Béni sois-tu, Dieu de pitié et de tendresse, pour l’oeuvre dans le monde de ton Fils Jésus et pour le don de ton Esprit de sainteté. Peuple ma solitude de ta présence aimante. Que ta Parole éclaire la route qui me reste à parcourir et que l’espérance de la résurrection me soutienne
jusqu’au jour où je te verrai face à face. Amen. »
                                                                                                                  Père Gaultier de Chaillé

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L’ÉGLISE, ÉPOUSE DU CHRIST

Publié dans Paroissiales - 9 septembre 2016

Aux chrétiens de Corinthe, St Paul dit : « Je vous ai fiancés à un époux unique, comme une vierge pure à présenter au Christ » (2 Co 11, 2). Il dit aussi que le Christ a aimé l’Eglise comme une épouse et « qu’il s’est livré pour elle afin qu’elle soit resplendissante, sans tâche ni ride, ni aucun défaut » (Ep 5, 27). Cette réalité mystique de l’Eglise, vierge et épouse du Christ, sera particulièrement célébrée à Notre-Dame au cours de la messe où :

Mgr Aumonier consacrera Sophie Regnault
dans l’Ordre des Vierges Consacrées
le vendredi 16 septembre à 19h15 à la chapelle du Sacré Cœur.

La vocation de la Vierge consacrée est de se laisser épouser par le Christ. Elle devient alors signe de l’attachement de l’Eglise pour le Christ, son époux. Toute son existence s’ordonne à cette fin.
Elle vit sa consécration dans le monde, dans la discrétion. Son existence est structurée par la prière et le service. Elle s’associe à la prière de toute l’Eglise par l’Eucharistie et la Liturgie des heures et prend sa part de service, selon ses charismes.

Dès les premiers siècles, des femmes étaient consacrées à Dieu par leur Evêque. Elles menaient une vie de prière et de don aux autres tout en restant dans leur famille. C’est ainsi qu’en France, Ste Geneviève fût consacrée après son appel par St Germain, Evêque de Paris. Cette forme de vie consacrée a disparu avec le développement de la vie monastique. Elle a été restaurée par le Concile Vatican II.

Rendons grâces pour la diversité des appels du Seigneur et pour la manière dont chacun, dans son état de vie, peut signifier une part de l’amour de Dieu.

Père Philippe Potier
Délégué diocésain à la vie consacrée

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Epiphanie

Publié dans Paroissiales, Vie de la paroisse - 31 décembre 2015


L’Épiphanie est pour nous l’occasion de contempler ceux qui viennent se prosterner à ses pieds. Tous sont appelés à rendre leurs hommages à l’enfant roi et à proposer leur vie en union à la sienne. Hier comme aujourd’hui la venue de Jésus est un appel pour tous à converger vers le lieu de La Rencontre. Aujourd’hui comme hier nombreux sont ceux qui viennent à lui ou attendent le signe qui les conduiront à le voir.

Les mages nous montrent ces hommes qui de loin ont vu. Ils ne croyaient rien attendre, mais ils guettaient, dans la nuit, les signes des étoiles, ouverts sans doute à l’opportunité d’une surprise heureuse. Ils ont vu l’étoile brillante et l’ont simplement suivie. Nombre de nos contemporains sont dans cette même situation, à scruter au loin pour trouver la joie. Certains suivent la première étoile, première « star » venue, avant de la délaisser pour une autre, comme des navigateurs perdus. D’autres attendent sans rien voir à l’horizon et perdent parfois coeur. D’autres enfin attendent seulement que leurs yeux soient guidés parce qu’ils savent confusément que la vérité les rendra libres et ils ont seulement besoin qu’elle leur soit montrée, non comme un point de vue mais comme une personne, Vérité faite chair, qui à nul n’appartient mais à tous donne vie. Qui montrera la lumière à ceux qui l’attendent ? Qui osera dire que l’enfant est bien né ?

Nous ne sommes pas vraiment comme les mages, car nous sommes à la crèche, déjà, et pour certains depuis notre propre naissance. Nous avons toujours un trésor à déposer plus pleinement aux pieds du Christ mais nous avons surtout à partager notre surprise toujours nouvelle et notre joie de le savoir là. Alors que le monde s’attriste et que beaucoup ne voient qu’obscurité, accueillons à la lumière, partageons la lumière de Bethléem ; le monde se meurt du besoin de la voir !

Père Gaultier de CHAILLÉ



Christ, Roi de l’univers

Publié dans Paroissiales - 20 novembre 2015

 Si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes,

Saint Augustin dans le Xème livre de la Cité de Dieu nous rappelle, que « le vrai sacrifice est toute œuvre qui contribue à nous unir à Dieu dans une sainte société ». Pendant cette solennité du Seigneur, l’Église nous propose de nous immerger dans l’histoire qui se passe au matin du jour marqué à jamais par le sacrifice de la Croix. Jésus Christ passe devant Ponce Pilate afin d’être jugé. Pour beaucoup de témoins c’est un rabbi, un guérisseur qui apparaît devant le préfet de Judée. Derrière ce premier, quelques douze disciples, dont l’un qui l’a trahi, derrière le second, toute autorité du pouvoir de l’Empire romain représenté par l’empereur Tibère. Le verdict semble évident : tuer Jésus le Nazaréen et achever sa troupe.

Nous savons bien que l’Empire romain a cessé d’exister. Nous savons aussi que l’Église ne cesse de se répandre sur tous les continents. Combien de royaumes et de pouvoirs sont tombés ? Mais l’Église continue son chemin à travers les siècles. C’est plutôt réconfortant, n’est-ce pas ? C’est finalement notre Roi qui a eu raison. Pilate a eu tort de ne pas avoir écouté les suppliques de sa femme. Mais nous, nous allons maintenant construire, établir, bâtir, édifier, élever, installer… Et puis, un jour nous sommes découragés. Est-ce tout simplement un burnout (syndrome d’épuisement professionnel) ou déjà la perte de la foi ? Les questions qui commencent par « pourquoi » se multiplient, et le cas de Job nous scandalise plus que l’attitude de ses faux amis.

« Si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré », nous dit le Christ, qui accepte d’être livré. Pourquoi ? C’est une question qui nous est posée pendant cette solennité, qui met en lumière sa royauté « qui ne passera pas », « qui ne sera pas détruite », comme nous explique le prophète Daniel. Qu’est-ce qui ne peut pas être détruit ? Nos ambitions ? Nos constructions ? Nos plans ? Nos succès ? Nos convictions ?

C’est Dieu qui ne peut pas être détruit. Dieu qui est amour. Et, ce qu’il y a de plus divin en nous, son amour en nous, ne peut pas être détruit non plus. Le témoignage de tous les saints, et surtout celui de saints martyres, consiste en cette vérité. L’amour de Jésus Christ, qui est en train de pardonner de la hauteur de sa Croix, ne peut pas être anéanti. Saint Augustin, qui prend toutes les précautions pour éviter de penser que la cité de Dieu soit considérée comme imaginaire et séparée de la cité terrestre, souligne que « le vrai et parfait sacrifice est amour ». L’amour n’a pas besoin de gardes.

Père Marek Langowski

 



TOUS ENVOYES EN MISSION

Publié dans Paroissiales - 23 janvier 2015

Depuis quelques années, l’Église parle beaucoup de « nouvelle évangélisation » et nombreux sont ceux qui entendent cet appel sans savoir comment s’engager, en se sentant incapables, pas assez formés ou saints. Qu’est-ce que la mission ? Que dois-je faire pour prendre ma part ? La liturgie de ce dimanche nous offre des lumières sur cette question simplement et efficacement : pour évangéliser, il faut entendre l’appel de Dieu, comprendre le message qu’il faut transmettre et le dire, tout simplement…

« En passant, il les appela »

Au sein de l’Église, nous n’avons pas tous la même mission, chacun de nous est appelé d’une manière unique par le Seigneur pour prendre part à l’annonce mais nous sommes tous appelés, et Dieu ne force pas notre porte. Le fait que nous soyons tous appelés implique que nous ne pouvons pas rester passifs si nous n’avons pas trouvé notre lieu pour prendre part à la mission. L’Église est un corps qui a besoin vitalement de chacun de ses membres, il n’est pas possible que nous restions imagespassifs. Cette mission propre à chacun peut revêtir de nombreuses formes, familiales, communautaires ou sociales, mais elle doit nous remplir, et nous sommes chacun seul juge capable de dire si nous l’avons trouvée et si nous la remplissons. Dieu ne nous force jamais, cela implique qu’il ne faut pas idéaliser la mission. Ce n’est pas parce que Dieu nous appelle à quelque chose que soudainement tout sera facile et que nous serons mis en marche malgré nous dans l’accom-plissement de notre mission. Dieu n’agit pas par fascination mais par suggestion : à nous de nous mettre ensuite en marche pour ne pas être jeté à la mer comme Jonas…

« Il proclamait l’Évangile de Dieu »

Quel est le message à transmettre ? Jonas parle de la destruction de Ninive, saint Paul dit que le monde va disparaître et Jésus appelle avec urgence à la conversion. Ces messages nous semblent bien alarmistes et peut-être effrayants. Pourtant ce sont des paroles d’espérance ! Si Jonas crie la destruction à venir pour Ninive, c’est parce qu’il y a un espoir que la ville soit sauvée, si saint Paul appelle à se souvenir que ce monde passe, c’est pour dire que toutes les souffrances et les peines du monde présent vont bientôt être consommées dans le retour du Christ, et Jésus, lorsqu’il appelle à la conversion ne fait qu’annoncer l’Évangile, la Bonne nouvelle ! C’est une Bonne Nouvelle que nous devons annoncer, mais elle passe en effet par une obligation de conversion pour qu’elle puisse s’accomplir comme Bonne Nouvelle : si le monde ne change pas, le retour du Christ ne sera pas une Bonne Nouvelle mais une catastrophe ! L’enjeu est de purifier le plus possible dès maintenant pour que les douleurs à venir soient le plus douce possible… Alors oui, le message de l’Église n’est jamais facile, il ne consiste jamais en un simple encouragement démagogique, non, il faut passer par un changement, ce monde doit changer et le changement fait un peu mal. Si le monde n’était pas hostile à ce que nous lui proposons, c’est que notre message n’aurait plus de sens, qu’il ne serait plus une Nouvelle, mais un rabâchage.

« Ils le suivirent »

Comment faire cette annonce ? En suivant Jésus. C’est là où chacun nous aurons notre manière propre d’agir qui dépendra de l’appel que nous avons ressenti au cœur. Nous savons que nous sommes tous appelés, et que le message est simple : changez le monde pour qu’il se prépare à recevoir Dieu. Maintenant, à chacun d’incarner ce message en suivant Jésus à sa manière. Il n’y a pas de méthode universelle de la participation à la Mission, chacun doit sentir au fond de lui le lieu, le mode et le temps qui lui sont donnés, et se lancer ensuite. Mais ce que nous devons garder très clairement à l’esprit, c’est que, comme disait sainte Bernadette « nous ne sommes pas chargés de vous convaincre, nous sommes chargés de vous l’annoncer. » Le change-ment du monde n’est pas de notre responsabilité, ne pèse sur nos épaules que la part de mission que nous devons prendre. Jonas a été jeté dans la mer quand il a refusé la mission, s’il avait échoué à convertir Ninive, Dieu ne lui en aurait pas voulu, il aurait fait sa juste part. Or ce dimanche, il y a précisément une marche en plein dans la grande ville, une « marche pour la vie » bénie par le pape, et qui annoncera précisément cette Bonne Nouvelle en risquant le mépris et l’échec. Il n’est pas de notre responsabilité que cette marche porte du fruit, mais le Seigneur nous demandera ce que nous avons fait pour changer le monde quand il viendra…

Gaultier de Chaillé

 



Ah ! Si tu déchirais les cieux…

Publié dans Paroissiales - 28 novembre 2014

avent-notre-dame-versaillesLe temps de l’Avent est le temps du soupir vers les cieux, le temps de grâce donné pour regarder vers Dieu et nous rendre compte que nous ne sommes ici-bas que des pèlerins en attente, des gens de passage sur cette terre, citoyens de Cieux en perpétuelle demande de l’advenue du règne final et victorieux de Dieu. L’Avent nous permet de méditer sur le mystère de ce temps qui passe et sur notre attitude face à lui. Nous soupirons en regrettant le passé (I) mais nous soupirons surtout parce que nous sommes nostalgiques de l’avenir (II) en essayant d’en reconnaître les traces dans notre quotidien (III).

C’était mieux avant…

Nous avons chacun en nous la nostalgie d’une époque du monde ou de notre vie qui nous donne l’impression que le quotidien est pesant, qu’il fut un temps où nous étions heureux. L’être humain a dans son rapport au temps une tendance à idéaliser le passé en arrondissant les angles des moments vécus jusqu’au point d’en faire un monde idéal où nous rêverions de retourner. Pour beaucoup, la nostalgie renvoie aux temps bénis de l’enfance insouciante, où l’enjeu du jour n’est que de s’amuser et de se bâtir tranquillement, protégé par la bienveillance parentale. Pour d’autres, c’est la jeunesse aventureuse et révoltée qui fut le meilleur temps, ou la jeunesse du couple juste marié, ou la joie d’avoir de jeunes enfants. Nous pouvons aussi regretter une époque, selon notre génération elle ne sera sans doute pas la même, des temps plus lents, plus tranquilles, où les hommes se connaissaient plus et se liaient plus, des temps où l’honneur et le don de soi étaient des valeurs qui voulaient dire quelque-chose. Alors nous repensons à ces temps passés, et nous pouvons bien vite tomber dans la noirceur de la mélancolie, dans le regret sans remède car ces temps passés ne reviendront pas.

Nostalgie de l’avenir

Il faut en fait renverser les choses. Nous avons en nous une nostalgie, fondamentalement inscrite dans notre être, mais ce n’est pas la nostalgie d’un passé qui nous manque, c’est une nostalgie d’un avenir qui nous manque. Nostalgie vient du grec nostos « retour » et algos « souffrance », c’est le synonyme de mal du pays. Mais notre pays n’est pas passé et perdu, il est là, devant nous, nous sommes dans l’advenue de ce pays, parce que notre pays c’est le ciel vers lequel nous soupirons comme Isaïe : « Ah, si tu déchirais les cieux ! » Si nous laissons un peu notre être sortir des contingences matérielles et des préoccupations prosaïques, si nous laissons parler en nous l’homme nouveau et libre, alors nous découvrons viscéralement un attachement au beau qui conduit à Dieu. Comme le dit Baudelaire : « Cet immortel instinct du beau nous fait considérer la terre et ses spectacles comme un aperçu, comme une correspondance du ciel. La soif insatiable de tout ce qui est au-delà, et que révèle la vie, est la preuve la plus vivante de notre immortalité. Quand un poème exquis amène les larmes au bord des yeux, ces larmes ne sont pas la preuve d’un excès de jouissance, elles sont bien plutôt le témoignage d’une mélancolie irritée, d’une postulation des nerfs, d’une nature exilée dans l’imparfait et qui voudrait s’emparer immédiatement, sur cette terre même, d’un paradis révélé. »

Les gages du royaume à venir

Mais nous restons alors dans la peine, si nous ne faisons que soupirer vers le Ciel dans l’inconfort de notre situation présente, notre vie sera bien triste. Le temps de l’Avent est un temps en violet dans la liturgie, comme le Carême, il y a bien un inconfort en effet, mais c’est en même temps un temps de joie parce qu’il donne de vivre l’attente dans la joie. L’exemple qui nous est donné pour vivre l’Avent en chrétiens est celui des enfants autour de nous qui sont déjà heureux de savoir Noël si proche. Ils savent que dans peu de temps maintenant ils recevront leurs cadeaux et ils s’en réjouissent déjà, nourrissant leur espoir par les Noëls précédents où ils ont déjà été comblés.

À leur école, ayons soin durant cet Avent de reconnaître au quotidien de nos vies les signes des dons à venir, que notre calendrier de l’Avent ne soit pas seulement l’occasion de manger chaque jour un chocolat, mais de rendre grâce chaque jour pour un don précis et reconnu, preuve de l’arrivée de dons encore plus grands. Ah ! Vivement que les cieux se déchirent, c’est bientôt !

Gaultier de Chaillé

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Pâque avant Pâque

Publié dans Paroissiales - 13 mars 2014

Dans ce passage d’Evangile, Jésus semble dire à ses disciples, Pierre, Jacques et Jean : « Si vous passez par la mort avec moi, vous prendrez la place de Moïse et Elie ».

1- MOISE et ELIE

Dans la Bible, la montagne est un lieu de révélation. C’est sur la montagne du Sinaï que Dieu révéla son nom à Moïse. C’est au sommet de l’Horeb que Dieu se révéla à Elie. Ces deux figures de l’Ancien Testament ont dû combattre pour rester fidèle à cette révélation qui leur a été donnée par Dieu sur la montagne. Pour être fidèle à la révélation donnée par Dieu, il faut parfois s’opposer à tous et ne faire confiance qu’à Dieu seul. C’est ce que connaîtra Jésus sur la croix. Aujourd’hui, ils sont sur la montagne de cette révélation.

2- REVEIL DE LA MORT

angelico52Ce passage d’Evangile, en effet, donne à voir une conversation. « Moïse et Elie s’entretenaient avec lui. » On ne sait rien de ce qu’ils se sont dit, le texte rapporte qu’ils parlaient ensemble. Comme si la vie en Dieu était une conversation apaisante. Mais une autre voix se fait audible : «Celui-ci est mon fils bien-aimé ». Cette voix apporte de la frayeur, les disciples se cachent la face contre terre. Alors Jésus parle avec ses disciples et leur dit : « Réveillez-vous,n’ayez pas peur ». Il leur dit de se réveiller de leur peur. La situation nouvelle est que les disciples sont dans la même situation que Moïse et Elie au début du texte… Ils s’entretiennent avec Jésus. Tout se passe comme si Pierre, Jacques et Jean avaient pris la relève de Moïse et Elie, comme si les disciples avaient pris la relève des patriarches et des prophètes. Mais il faut garder cela secret jusqu’à ce que le fils de l’homme soit réveillé d’entre les morts. Ce qui fera sortir les disciples de leur peur, ce sera le réveil de Jésus d’entre les morts. Ce qui fait sortir de la peur, c’est d’être réveillé de la mort. C’est la révélation que Jésus voulait faire à ses disciples pour les éclairer sur l’avenir. Ils seront fidèles à cette révélation jusqu’à la mort, comme l’ont été Moïse et Elie, mais ils n’ont rien à craindre puisqu’on sort réveillé de la mort. La conversation qui se poursuit entre Moïse, Elie et Jésus en est la preuve. C’est une conversation éternelle.

3- C’EST PAQUE AVANT PAQUE

Cette transfiguration du Seigneur devant trois de ses disciples, c’est Pâque avant Pâque. Il leur révèle son visage de ressuscité. Pierre, Jacques et Jean connaîtront par avance le vrai mystère du Christ. C’est un peu notre condition de chrétiens dans ce monde.

Père Guy Cordonnier

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Je suis venu accomplir la Loi

Publié dans Paroissiales - 13 février 2014

« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir ».

La Loi !

A l’heure actuelle où la société civile récuse la loi de Dieu, il est bon de conforter notre attachement à cette loi.

Un jour ou l’autre, se posent à tout homme, ces questions :

« Qui sommes-nous ? » « D’où venons-nous ? » « Où allons-nous ? »

C’est à ces questions vitales que seule la loi de Dieu répond.

Dieu nous a créés. Il a donné un sens à sa création. Depuis toujours, il nous appelle à devenir pour lui des fils, participant à sa nature divine.

Pour atteindre ce but, il nous propose une loi, non des contraintes, mais une lumière, un chemin pour y parvenir.

Peu à peu, il a précisé des étapes.

jesus411Aux Juifs, il disait : « Soyez saints parce que je suis saint» et Jésus précisait : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Ainsi, toute notre vie doit faire référence à Dieu.

Cela exige des efforts, des renoncements qui sont autant de moyens qui nous approchent du but et nous font grandir dans notre vocation d’homme. C’est alors l’occasion de nous rappeler les paroles de Saint Augustin : « Ou aimer Dieu jusqu’à l’oubli de soi, ou s’aimer jusqu’à l’oubli de Dieu. »

Aujourd’hui, c’est à la lumière de notre foi qu’il nous faut apprécier la valeur des lois humaines. «La Loi de Dieu est parfaite qui rend sages les simples. »

Père Pierre Caro

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