Paradoxes

Publié dans Paroissiales - 30 juin 2017

L’évangile de ce jour nous invite à la radicalité de nos choix : il ne faut rien préférer à Dieu, y compris nos pères et mères. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas aimer son prochain, et en premier lieu ses parents, que l’on doit honorer.
Quiconque lit la Parole de Dieu selon le principe de base de l’exégèse canonique – ou même simplement spirituelle – qui met les textes en rapport les uns avec les autres, le sait bien et n’est nullement choqué de cette phrase. Seuls le sont ceux dont Origène et les Pères diraient qu’ils restent terrestres, qu’ils n’ont pas accès à la lecture spirituelle de l’Ecriture parce qu’ils n’ont pas l’Esprit du Christ. Mais cela signifie néanmoins qu’il faut parfois vivre de réelles séparations pour suivre le Christ.
En même temps, et peut-être même à cause de cette radicalité de l’Evangile qui est celle de l’amour et de la vérité de Dieu, l’évangile nous indique la voie d’une suprême bienveillance : celle où le moindre acte bon posé envers les disciples du Christ, les petits, comme donner un verre d’eau fraîche, même sans connaître explicitement le Christ, sera récompensé.
Au moment de partir vers d’autres responsabilités pour lesquelles je demande votre prière, c’est l’occasion pour moi de remercier chacun pour ce que j’ai reçu du témoignage de votre foi, pour ce que nous avons vécu ensemble, pour les signes d’amitiés, les gestes de reconnaissance et la grande générosité de ce qui a été donné pour mon cadeau de départ. Ce sera pour moi l’occasion d’acheter un bon appareil de photographie, et aussi de faire un don à une oeuvre, notamment aux chrétiens d’Orient.

Père Yannig de Parcevaux

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Pour mémoire …

Publié dans Paroissiales - 23 juin 2017

Puisque certains ne se sont pas cachés de ne pas se souvenir des cinq et même six pistes pour annoncer l’Evangile aujourd’hui, ces pistes entendues à la messe de « Notre Dame en fête » le 11 juin, les voici écrites pour mémoire, pour méditations estivales et pour action !
1 – Nous mettre en situation de rencontrer vraiment d’autres personnes : justement parce que nous nous limitons souvent à un cercle de familiers.
2 – Accueillir et partager notre vie spirituelle qui s’approfondit. Il faut prendre le temps d’y réfléchir et de s’en ouvrir à d’autres. Nos proches eux-mêmes n’en ont parfois pas idée.
3 – Parler de l’Evangile non comme d’un « plus » pour notre vie mais comme le « coeur » de la vie : pour notre vie et pour la vie de tous les hommes.
4 – Faire de l’annonce de l’Evangile non pas un domaine de la vie de l’Eglise mais le souci permanent de toutes ses activités.
5 – Vivre l’eucharistie comme source de l’Evangélisation. Non pas tant comme lieu de ressourcement personnel que comme l’événement à travers lequel le Christ continue de venir jusqu’à nous et nous envoie pour aller vers les absents.
Quant à la sixième piste, c’est celle qui manque parmi les cinq précédentes et qui vous est chère à vous.
Bon été !

Père Pierre Delort-Laval

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UN AU-REVOIR

Publié dans Paroissiales - 16 juin 2017

L’année prochaine sera pour moi un changement de rythme important, puisque notre évêque me nomme enseignant au Studium de Notre Dame de Vie à Saint Didier dans le Vaucluse, où sont formés en particulier des séminaristes du diocèse de Versailles, avec d’autres séminaristes d’autres diocèses, et des religieux, religieuses et quelques laïcs qui suivent un cycle d’études long en théologie. Je serai amené également à rendre des services sur l’ensemble paroissial de St Didier et Venasque, dans ce beau pays que je connais puisque je suis prêtre du diocèse de Versailles et membre également de l’Institut Notre Dame de Vie qui est implanté à Venasque, son lieu de fondation.

Au moment de quitter la paroisse, deux sentiments me viennent ;
- celui de l’action de grâce pour toute la riche pastorale vécue et les belles rencontres faites, même si la charge est prenante et les sollicitations nombreuses sur une paroisse comme Notre Dame de Versailles.
- celui de la gravité face à la responsabilité que représente aujourd’hui la formation de futurs prêtres.


C’est avec un certain attrait pour l’étude des sources philosophiques et théologiques, l’enseignement et le travail avec d’autres, que je m’apprête à partir pour cette nouvelle mission, en mesurant aussi ce qu’elle me demandera de renoncement et d’ascèse. C’est surtout avec une conscience de servir le Christ qui se donne à nous dans son Corps livré : le Bon Pasteur, qui donne sa vie pour ses brebis, modèle du troupeau et initiateur de notre foi (Hb 12,2). Là est la mission du prêtre, qui fait poser autrement la question de savoir si on est content – ou pas – d’une nouvelle mission ; on ne peut désirer d’un grand désir vivre une mission de prêtre qu’avec un sentiment de responsabilité mêlé de crainte spirituelle et presque d’effroi, devant la grandeur d’un tel Dieu qui nous dépasse non seulement dans sa transcendance, mais plus encore dans cette qualité propre de cette transcendance qui est la Sainteté d’un tel don de soi.

Père Yannig de Parcevaux

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Annoncer l’Evangile aujourd’hui ?

Publié dans Paroissiales - 9 juin 2017

Nous avons quelques réticences à annoncer l’Evangile aujourd’hui. Au moins au regard du peu de retours à l’invitation que nous avons tous reçue dans la paroisse cette année à réfléchir à ce thème. Pour ma part, j’imaginais au début de l’année que nous aurions pu constituer 72 groupes de travail. En fait, nous avons plutôt reçu les avis de 72 personnes en tout…
Nous avons des réticences à annoncer l’Evangile au regard de la finale de l’Evangile selon Saint Matthieu qui fait de cette annonce la tâche des disciples du Ressuscité :
‘Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »’
D’où vient cette réticence ? Après tout elle a peut-être du sens. Il faudrait la réfléchir davantage. Avec le conseil pastoral, nous nous sommes dit qu’il fallait peut-être proposer des actions précises qui permettraient à chacun d’aller au devant des autres. De telles propositions existent dans la paroisse. D’autres pourront être envisagées. Ce sera un souci permanent dans les mois qui viennent de relayer des appels à contribuer à la vie de l’Eglise, c’est-à-dire à sa mission.

Père Pierre Delort-Laval

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LES FRONTIÈRES INDIQUENT LA SORTIE…

Publié dans Paroissiales - 2 juin 2017

Dans une époque où l’on tend à renforcer les frontières, à les matérialiser ou même à les rendre infranchissables à force de patrouilles ou de béton, il nous faut réfléchir au mystère de l’Eglise de façon renouvelée. Car nous sommes toujours tentés de penser l’Eglise (comme les autres sociétés) à partir de l’évidence sociologique qu’elle représente : les baptisés (les inscrits), les pratiquants (les militants) ou ceux qui se déclarent catholiques (les sympathisants)…

Nous sommes bien superficiels pour parler de l’Eglise. Quand nous disons d’un baptisé qu’il « entre dans l’Eglise », nous avons à l’esprit l’installation dans un cadre, un groupe, une doctrine. « C’est pas faux », comme on entend dans Kaamelott. Mais justement, que dit la doctrine ? Elle dit que l’Eglise est la communauté de ceux qui traversent les frontières pour aller au-devant de ceux qui n’en sont pas, de même que le Christ est sorti de Dieu pour aller au-devant des hommes. Elle dit que la mission n’est pas une activité parmi d’autres de l’Eglise mais sa définition même.

Ainsi, être dans l’Eglise, c’est moins appartenir à un groupe qu’entrer un dynamisme, le dynamisme de l’Esprit qui nous porte au-devant de nos frères. Et d’ailleurs, tout bien réfléchi, c’est toujours de tels risques pris de sortir de nous-mêmes pour aller au-devant des autres qui donnent sens à notre vie. Pour les chrétiens, les frontières indiquent la sortie !

Père Pierre Delort-Laval

Pour la messe de « Notre-Dame en Fête », le Dimanche 11 Juin à 10h30,
Merci, si possible, de venir avec votre chaise pliante ou tabouret ou autre siège
pour pouvoir assister à l’office assis…

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LE BILAN D’UNE ACTION

Publié dans Paroissiales - 26 mai 2017

Au moment de quitter ce monde, Jésus ne regarde pas nostalgiquement en arrière. Il ne fait pas le bilan de son action dans une satisfaction autocentrée ; il regarde l’essentiel, il prie le Père. Il regarde l’essentiel de son action : manifester aux hommes le nom du Père. Il prie le Père de donner aux hommes le plus important : la connaissance du Père, source de toute bonté et de toute miséricorde, et la connaissance du Fils comme l’envoyé du Père, qui ne fait qu’un avec lui.

Voilà la grande espérance, qui doit nourrir tous nos engagements : l’espérance du Ciel, l’espérance de l’éternité de ce lien au Père, au-delà de toutes les perspectives mondaines étroites, et dans l’unité d’un seul Corps, celui de Jésus Christ. « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en-haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu… En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3,1-3).

La grande affaire des chrétiens, c’est, par la foi, et au milieu des engagements du monde, nous cacher avec le Christ en Dieu, par un regard de foi et d’espérance obstinément fixé sur Jésus. La grande espérance, ce n’est pas la guérison de nos maladies, ou d’autres espérances terrestres, même si cela peut arriver parfois que Dieu nous exauce, car cela fait aussi partie de notre humanité sauvée.

La grande espérance, c’est Dieu le Père, auquel nous avons accès par l’Esprit d’amour. « L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5).

Père Yannig de Parcevaux

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Rendre raison de l’espérance qui est en nous

Publié dans Paroissiales - 20 mai 2017

La lettre de Saint Pierre nous invite à toujours être prêts « à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ». Nous devons donc toujours être capables de témoigner devant les autres. Pierre ne parle pas de notre foi, mais de notre espérance.
C’est une invitation à nous impliquer davantage dans le témoignage, à ne pas en rester à l’extérieur, à une présentation académique de notre foi.
C’est aussi une invitation à « rendre raison », c’est-à-dire à approfondir notre foi, à lire, à travailler, chacun à notre mesure et selon notre talent, la source de la tradition vivante et de la Parole de Dieu.
C’est encore une invitation à entendre les objections de nos contemporains, pour pouvoir présenter une défense pertinente, qui puisse être convaincante. (C’est l’objectif par exemple de l’excellent petit livre « Je ne rougis pas de l’Evangile » publié par une équipe de prêtres et laïcs de notre diocèse pour le dialogue avec l’Islam).
Enfin, Pierre ajoute deux choses : premièrement, le faire « avec douceur et respect » ; car la polémique n’est jamais aussi convaincante que l’attitude d’une humble charité, malgré les apparences : même si on développe une argumentation brillante qui fait taire l’autre, il n’est pas sûr que l’on ait gagné son coeur. Et deuxièmement, l’accompagner du témoignage de nos actions : « afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ »…


Père Yannig de Parcevaux

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Demeurer en Chemin

Publié dans Paroissiales - 12 mai 2017

Jésus nous parle des « demeures » nombreuses dans la maison du Père, qui sont un signe de la place que chacun peut trouver. Il parle ensuite de « chemin », de nécessité de le suivre pour arriver jusqu’au Père avec Lui et par Lui.

C’est là un grand paradoxe de la foi chrétienne : nous sommes dans la tension entre la réalité fondamentalement dynamique qu’est la foi, qui évolue, met en mouvement et en pèlerinage, et sa dimension au contraire paisible et ancrée.

Dans Laudato Si’, le pape François parle de « rapidación », d’accélération, pour déplorer une forme d’hyper-mobilité insatisfaite propre à notre époque. Il est en effet particulièrement difficile aux générations actuelles de vivre un équilibre profond dans le rythme de vie et de comprendre qu’il y a une vraie vertu de l’enracinement. À quoi bon avancer si l’on ne sait ni d’où on vient ni où on va ? Est-il possible d’être heureux et libre dans une recherche sans horizon ?

La foi chrétienne est toujours marquée par une dynamique, un chemin, mais elle est aspiration, tension, vers un but à conquérir : voir Dieu et vivre en Lui. La liberté chrétienne se conquiert jour après jour dans la découverte progressive de ce but, c’est pourquoi notre foi n’est pas une promenade qui nous fait revenir au même point de départ : elle est un pèlerinage qui nous transforme et nous mène à un achèvement.

Père Gaultier de Chaillé

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Le jour de la Pentecote

Publié dans Paroissiales - 5 mai 2017

Le jour de la Pentecôte, la puissance de Dieu se manifeste par l’action de son Esprit-Saint. Les oeuvres de Dieu ne s’arrêtent pas à la résurrection de Jésus Christ. Mais à travers l’Eglise et sous la mouvance de l’Esprit, la puissance de la résurrection du Christ est à l’oeuvre dans notre monde, pour nous ouvrir à une grande espérance ; « la grande espérance, c’est Dieu, c’est l’éternité » comme le disait le pape Benoît XVI. Cela ne nous invite pas à fuir le monde, mais au contraire à nous y engager plus profondément. Non pas selon des critères passionnels, mais selon la sagesse de l’Esprit. Ainsi, à l’occasion des élections présidentielles, nous sommes invités à ne pas nous laisser guider par une vision partielle des choses, comme le disait Mgr Pontier dans une interview que l’on peut lire sur le site de la Conférence des évêques de France : « C’est … à chacun, à la lumière de l’Évangile, d’effectuer sa propre pondération et de voter en conscience. Ne retenir qu’un seul critère [de discernement] ne peut suffire à fonder entièrement un vote ». (Cf. http://www.eglise.catholique.fr/…/438493-rappeler-a-chaque…/).
La grande espérance nous est ouverte par l’engagement de Dieu le Père qui nous fait miséricorde en son Fils Jésus-Christ : « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité ». En entendant ces paroles de Pierre, les juifs sont touchés au coeur : la découverte de leur injustice n’est pas l’annonce d’un malheur, mais du salut qui est offert à toute la maison d’Israël. L’image du bon pasteur dans l’évangile, que ses brebis reconnaissent à sa voix, comme la méditation de l’épître de Pierre, nous permettent d’approfondir l’innocence et la bonté de celui qui donne sa vie pour ses brebis. Comme pour les juifs, l’appel de Pierre, nous pousse à une action, une conversion, une espérance qui touche toutes les nations. Elle est un appel à dépasser les frontières du peuple juif, les frontières des peuples, pour ouvrir notre coeur à l’universel, à tout homme, pour lui annoncer l’évangile.


Père Yannig de Parcevaux

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Le combat continue …

Publié dans Paroissiales - 21 avril 2017

La Résurrection de Jésus n’est pas la fin du combat des apôtres, mais au contraire le signe qui leur donne la force pour s’élancer dorénavant dans l’annonce. C’est la Pentecôte qui les emplira de l’Esprit-Saint mais Jésus le leur donne déjà dès son apparition, pour qu’ils puissent remettre les péchés et dénoncer l’injustice du monde.
De la même manière, ne laissons pas retomber notre effort ! Nous avons tendu notre vie vers le Seigneur durant le Carême par les petits renoncements que nous nous sommes choisis, et nous avons ainsi pu goûter la joie de Pâques dans une vie préparée. Ce n’est pas pour autant que viendrait à présent le temps de la mollesse !
Au contraire, le temps de Pâques est le moment où, affermis dans le Seigneur vainqueur, nous décidons de nous mettre réellement au service du Royaume qui ne se bâtit pas sans nous.
Les élections sont déjà un premier lieu d’action vertueuse, prions ces jours-ci pour nos gouvernants, pour qu’ils servent le Bien et non le leur. Prions également l’Esprit-Saint pour que nous soyons capables de voter dans la vérité, et dans la paix et l’intelligence entre nous.
Que le Seigneur Ressuscité bénisse notre pays et qu’il le conduise malgré notre faiblesse !

Père Gaultier de Chaillé

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