« Ces temps-ci sont les derniers… »

Publié dans Paroissiales - 8 décembre 2017

L’Avent est le temps de la prise au sérieux de la fin. Notre monde n’est pas éternel, tout comme nos vies, et tout ici-bas est voué à disparaître. Chaque année nous le voyons avec la mort symbolique de la nature qui perd ses feuilles et son dynamisme, et nos deuils proches ou lointains nous rappellent à la brièveté d’une vie, qu’on soit rockeur et idole des jeunes, qu’on soit même immortel sous une coupole, ou qu’on soit simple passant qui vit et disparaît dans le silence et l’humilité.

Tout cela pourrait sembler bien terne et pessimiste, c’est pourtant une vision optimiste que celle de la fin que nous propose l’Écriture ! Le temps de l’Avent nous propose de contempler ce qui va à sa fin non pour nous lamenter de ce qui passe mais pour nous préparer à ce qui vient ! Si nous pouvons légitimement nous pencher sur le monde en en déplorant une décadence qui nous attriste, nous sommes invités à poser un regard de veilleur qui déjà voit le jour nouveau poindre !

Prenons en mains ce qui nous revient, aimons ce monde qui passe et la vie qui nous échappe pour en faire des offrandes dignes de Dieu qui les donne et les reprendra, soyons dans l’espérance bienheureuse d’un accomplissement qui donnera sens et éternité à ce qui n’en a pas ou pas assez ! Tout ce qui aujourd’hui est bon et beau n’est que signe de ce qui sera parfait et sublime, c’est cela le temps de l’Avent : chérir et soigner ce qui mérite d’être consolidé, et choisir ce qui doit déjà disparaître car manquant de sens et de but, et surtout laissons de la place à Dieu qui vient !

Père Gaultier de Chaillé

PENDANT L’AVENT, 

prenons le temps de participer à la prière de l’Eglise : Laudes à 08h45 (du lundi au samedi) et Vêpres à 19h00 (du lundi au vendredi), chapelle du Sacré-Cœur.

 

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« Veillez »

Publié dans Paroissiales - 1 décembre 2017

Peu de textes résument aussi bien que celui-ci, tiré de la liturgie des Heures, le sens de l’Avent. Il est signé « Sœur Marie-Pierre, CFC (Conférence Francophone Cistercienne), 1979 ». Il peut accompagner notre prière cette semaine. C’est le genre de texte qu’on peut utilement apprendre par cœur ! Et dire ou chanter aux vêpres ou en famille.

Père Pierre Delort-Laval

1 – Il viendra Un soir Où nul ne l’attend plus, Peut-être Appelé par son nom, Quelqu’un tressaillira. Au cœur sans mémoire, Qu’un temps soit accordé Pour qu’il se souvienne !

2 – Il viendra Un soir Pareil à celui-ci, Peut-être A l’orient, devant lui, Le ciel s’embrasera. Au pauvre, allez dire Que tout s’accomplira Selon la promesse.

3 – Il viendra Un soir Où rode le malheur, Peut-être. Ce soir-là, sur nos peurs, L’amour l’emportera. Criez à tous les hommes Que rien n’est compromis de leur espérance.

4 – Il viendra Un soir Sera le dernier soir Du monde. Un silence d’abord, Et l’hymne éclatera. Un chant de louange Sera le premier mot Dans l’aube nouvelle.

PENDANT L’AVENT, prenons le temps de participer à la prière de l’Eglise : Laudes à 8h45 (du lundi au samedi) et Vêpres à 18h (du lundi au vendredi), chapelle du Sacré-Coeur.

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« Unis dans le même Esprit… »

Publié dans Paroissiales - 27 novembre 2017

A partir de dimanche prochain 3 décembre, les évêques de France demandent à toutes les assemblées liturgiques de modifier le texte habituel du Notre Père pour adopter le texte de la nouvelle traduction liturgique de la Bible :

- on ne dira plus « ne nous soumets pas à la tentation », mais…
- … « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Nous aurons l’occasion ici de présenter la réflexion exégétique qui justifie ce changement. En attendant on peut recourir à l’article de Wikipédia est bien fait !

Ce changement est l’occasion de souligner que la liturgie est d’abord le lieu d’une expression commune. On peut préférer à titre personnel telle ou telle traduction, telle ou telle option, telle ou telle posture physique, telle ou telle langue, telle ou telle forme de rite… Mais ce qui prime, c’est la communauté d’expression qui manifeste l’unité du Corps : nous ne sommes pas dans un rapport individuel à Dieu sans être en même temps dans un rapport commun à lui, dans un rapport de communion.

La liturgie est un des rares lieux où l’on ne nous demande pas de faire mieux que le voisin mais comme le voisin. Reposant, non ?

Père Pierre Delort-Laval

A NOTER DANS VOTRE AGENDA : CÉLÉBRATIONS PÉNITENTIELLES POUR PRÉPARER NOEL VENDREDI 15 DÉCEMBRE A 15H00 ET 20H00 DANS L’ÉGLISE

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Mais que veut le Seigneur ?

Publié dans Paroissiales - 17 novembre 2017

Avec les textes de ce dimanche, on ne sait pas bien ce que le Seigneur attend de nous: il traite de ‘mauvais’ et de ‘paresseux’ le serviteur qui a peur (de lui ?) et en même temps il nous fait chanter dans le psaume « heureux qui craint le Seigneur ». La Bible répète souvent l’expression « ne crains pas » et en même temps la crainte est désignée comme un don de l’Esprit Saint…

?                                                            ?                                                  ?

Craindre ou ne pas craindre, telle est la question !

                                 ?                                                             ?

La crainte de l’Ancien Testament devant les manifestations grandioses de Dieu est complétée par le Nouveau Testament qui nous appelle à un esprit de fils adoptifs. Ainsi la crainte révérencielle de la majesté de Dieu s’associe à l’invitation à la confiance faite par le Seigneur. La crainte devient ce chemin de foi en Dieu, ce Dieu que je crains réellement, Lui qui est le Tout-Autre et qui est mon Père, m’ayant confié un talent que je peux faire fructifier sans peur.

Pour le dire autrement (et mieux) : « Le don de la crainte de Dieu (…) ne signifie pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre salut, et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu, au contraire, est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de notre Père qui nous aime tant ». (Pape François, Audience du 11 juin 2014).

Oui vraiment, dans la joie de l’Esprit Saint, je peux chanter : « Heureux qui craint le seigneur » !

Père Bertrand d’Abzac

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Une lampe bien nécessaire à la flamme fragile…

Publié dans Paroissiales - 10 novembre 2017

Alors que nous parvenons à la fin de notre année liturgique, et que nous nous apprêtons à entrer dans l’Avent, la liturgie nous invite à prendre en main notre lampe pour guetter dans la nuit la venue du Seigneur. « Winter is coming ! » disent certains (si vous ne savez pas ce que cela veut dire et d’où cela vient, demandez à n’importe quelle personne de moins de trente ans vous aurez la réponse), mais nous, chrétiens, nous disons « bridegroom is coming ! », c’est bien l’époux qui vient et non l’hiver.

Quoi qu’il en soit de nos sombres horizons et de nos prévisions pessimistes, la foi chrétienne est l’espérance bienheureuse de l’accomplissement en Jésus de toute la création. Il faut bien une lampe pour discerner les signes de cet avènement consolateur, une lampe qui éclaire et réchauffe. Son combustible sera la sagesse dont nous parle la première lecture, sagesse indispensable à la foi, l’espérance et l’amour.

Demandons pour nous la sagesse qui vient de Dieu, pas une sagesse de la tête, mais celle du cœur qui fait voir loin, longtemps, et qui conduit au Christ !

Père Gaultier de Chaillé

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Faites ce qu’ils disent et pas ce qu’ils font

Publié dans Paroissiales - 3 novembre 2017

Qui n’a jamais entendu cette sentence cinglante ? Avec l’Evangile de ce dimanche, c’est chose faite! Jésus souligne la contradiction des scribes et des pharisiens entre leurs paroles et leurs actes.
Contradiction entre le discours et l’action dans laquelle nous tombons parfois, il faut l’admettre. Contradiction qui est souvent opposée aux chrétiens pour justifier qu’ils devraient garder le silence. Contradiction qui peut guetter le prédicateur, qui a plus de facilité à exhorter à la sainteté qu’à la mettre en place dans sa vie.
Cela signifie-t-il qu’il faille nous taire ? (Pas d’homélie ce dimanche… Chiche ?)
Certaines fois le silence est le bienvenu, notamment lorsque l’interlocuteur n’est, de toute façon, pas en mesure d’accueillir ce que je veux lui dire. Mais d’autres fois la parole est salutaire, même si elle n’est pas confirmée par une vie en totale harmonie avec le discours.
Que seraient devenues toutes ces communautés de Méditerranée si Saint Paul n’avait pas pris la peine de leur écrire ? Avec ‘peines’ et ‘fatigues’, il leur annonce l’Evangile alors que lui-même continue la course sans être arrivé au but. Les Actes des Apôtres nous décrivent même un Saint Paul au caractère parfois entier pour ne pas dire difficile.
Certes notre vie n’est pas encore en totale harmonie avec l’Evangile, mais nous ne nous annonçons pas nous-mêmes : nous transmettons justement la Parole d’un Autre. Nous annonçons une Bonne Nouvelle qui nous dépasse. Un amour du Christ que nous ne méritons pas par nos actes, mais dont nous avons tant besoin et dont le monde a soif !
C’est parce que nous ne sommes pas encore arrivés, que l’humilité nous permettra de trouver les mots pour annoncer Jésus-Christ, peut-être en précisant :
Voilà ce que je dis… et que je cherche peu à peu à vivre !


Père Bertrand d’Abzac

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« Rendez à César… »

Publié dans Paroissiales - 20 octobre 2017

On attend beaucoup des hommes politiques. Et on a beau être parfois désabusés sur le monde politique, cela ne nous empêche pas de nous passionner, jusqu’à l’excès d’ailleurs, à l’approche des élections importantes pour notre pays. C’est ce qui s’est passé l’année (scolaire) dernière. J’y repense de temps en temps parce que certaines conversations avec leur intensité et leurs tensions me sont restées en mémoire et, pour le dire sans détours, m’ont laissé un goût amer. Plusieurs personnes aussi m’ont dit, plus que par le passé, que certaines oppositions avaient entrainé des ruptures : avec des relations, des amis ou à l’intérieur des familles.

Il faut dire que les enjeux de la vie politique sont délicats et graves. Ils sont délicats parce que faire vivre dans l’unité une communauté humaine diverse et parfois opposée ne va pas de soi. Et ils sont graves parce que l’on ne peut pas transiger avec la dignité humaine en cause quand il s’agit de « l’accueil de l’étranger » (pour reprendre les mots de la Bible), de bioéthique, de solidarité…

La maxime célèbre de Jésus – « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » – ne résout pas tout. Sans doute, mais elle invite à relativiser pour une part ce que l’on attend des dirigeants politiques. Ce qu’ils font est important mais ils ne peuvent pas tout faire. Et surtout leur responsabilité ne doit pas nous dispenser ou nous distraire de la nôtre. Il me semble que les discussions à propos de politique sont souvent plus paisibles avec des gens qui sont engagés eux-mêmes dans la société qu’avec ceux qui ne réfléchissent qu’en théorie. Nous vivrions sans doute mieux les échéances politiques si nous étions plus régulièrement investis dans un domaine ou dans un autre de la vie sociale.

Père Pierre Delort-Laval



Il me sauvera et me fera entrer dans Son Royaume Céleste

Publié dans Paroissiales - 21 octobre 2016

Ce dimanche, saint Paul fait comme un bilan de sa vie, en constatant que les grands combats sont derrière lui. Nous allons bientôt faire mémoire de ceux de nos familles qui sont morts, qui ont mené le combat de la vie et sont dorénavant auprès du Seigneur. Certains d’entre nous, l’âge avançant, voient aussi s’approcher le jour de la rencontre. Notre monde refuse de voir la mort en face et en fait un tabou. C’est pourtant notre lot à tous, et notre foi chrétienne nous permet d’affirmer avec force notre foi en la Résurrection. Voici une petite prière pour demander au Seigneur la paix dans les dernières années et pour que l’approche de la mort ne soit pas qu’une angoisse mais aussi l’attente de la Rencontre :

« Dieu notre Père, j’arrive au soir d’une vie qui m’a réservé bien des joies et dont je sais aujourd’hui que, malgré les déceptions et les épreuves, elle valait la peine d’être vécue. Reçois l’hommage de mon pèlerinage terrestre, avec mon émerveillement et ma reconnaissance.

Je viens te demander la grâce d’une vieillesse sereine et généreuse. Donne-moi de savoir goûter les beautés de la création. Préserve-moi de la nostalgie et des regrets. Apprends-moi à penser aux miens au lieu de les mobiliser à mon service.

Béni sois-tu, Dieu de pitié et de tendresse, pour l’oeuvre dans le monde de ton Fils Jésus et pour le don de ton Esprit de sainteté. Peuple ma solitude de ta présence aimante. Que ta Parole éclaire la route qui me reste à parcourir et que l’espérance de la résurrection me soutienne
jusqu’au jour où je te verrai face à face. Amen. »
                                                                                                                  Père Gaultier de Chaillé

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L’ÉGLISE, ÉPOUSE DU CHRIST

Publié dans Paroissiales - 9 septembre 2016

Aux chrétiens de Corinthe, St Paul dit : « Je vous ai fiancés à un époux unique, comme une vierge pure à présenter au Christ » (2 Co 11, 2). Il dit aussi que le Christ a aimé l’Eglise comme une épouse et « qu’il s’est livré pour elle afin qu’elle soit resplendissante, sans tâche ni ride, ni aucun défaut » (Ep 5, 27). Cette réalité mystique de l’Eglise, vierge et épouse du Christ, sera particulièrement célébrée à Notre-Dame au cours de la messe où :

Mgr Aumonier consacrera Sophie Regnault
dans l’Ordre des Vierges Consacrées
le vendredi 16 septembre à 19h15 à la chapelle du Sacré Cœur.

La vocation de la Vierge consacrée est de se laisser épouser par le Christ. Elle devient alors signe de l’attachement de l’Eglise pour le Christ, son époux. Toute son existence s’ordonne à cette fin.
Elle vit sa consécration dans le monde, dans la discrétion. Son existence est structurée par la prière et le service. Elle s’associe à la prière de toute l’Eglise par l’Eucharistie et la Liturgie des heures et prend sa part de service, selon ses charismes.

Dès les premiers siècles, des femmes étaient consacrées à Dieu par leur Evêque. Elles menaient une vie de prière et de don aux autres tout en restant dans leur famille. C’est ainsi qu’en France, Ste Geneviève fût consacrée après son appel par St Germain, Evêque de Paris. Cette forme de vie consacrée a disparu avec le développement de la vie monastique. Elle a été restaurée par le Concile Vatican II.

Rendons grâces pour la diversité des appels du Seigneur et pour la manière dont chacun, dans son état de vie, peut signifier une part de l’amour de Dieu.

Père Philippe Potier
Délégué diocésain à la vie consacrée

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Epiphanie

Publié dans Paroissiales, Vie de la paroisse - 31 décembre 2015


L’Épiphanie est pour nous l’occasion de contempler ceux qui viennent se prosterner à ses pieds. Tous sont appelés à rendre leurs hommages à l’enfant roi et à proposer leur vie en union à la sienne. Hier comme aujourd’hui la venue de Jésus est un appel pour tous à converger vers le lieu de La Rencontre. Aujourd’hui comme hier nombreux sont ceux qui viennent à lui ou attendent le signe qui les conduiront à le voir.

Les mages nous montrent ces hommes qui de loin ont vu. Ils ne croyaient rien attendre, mais ils guettaient, dans la nuit, les signes des étoiles, ouverts sans doute à l’opportunité d’une surprise heureuse. Ils ont vu l’étoile brillante et l’ont simplement suivie. Nombre de nos contemporains sont dans cette même situation, à scruter au loin pour trouver la joie. Certains suivent la première étoile, première « star » venue, avant de la délaisser pour une autre, comme des navigateurs perdus. D’autres attendent sans rien voir à l’horizon et perdent parfois coeur. D’autres enfin attendent seulement que leurs yeux soient guidés parce qu’ils savent confusément que la vérité les rendra libres et ils ont seulement besoin qu’elle leur soit montrée, non comme un point de vue mais comme une personne, Vérité faite chair, qui à nul n’appartient mais à tous donne vie. Qui montrera la lumière à ceux qui l’attendent ? Qui osera dire que l’enfant est bien né ?

Nous ne sommes pas vraiment comme les mages, car nous sommes à la crèche, déjà, et pour certains depuis notre propre naissance. Nous avons toujours un trésor à déposer plus pleinement aux pieds du Christ mais nous avons surtout à partager notre surprise toujours nouvelle et notre joie de le savoir là. Alors que le monde s’attriste et que beaucoup ne voient qu’obscurité, accueillons à la lumière, partageons la lumière de Bethléem ; le monde se meurt du besoin de la voir !

Père Gaultier de CHAILLÉ